La tête regarde vers le haut, droit devant. Mais le cœur ressent le manque : la famille, les amis, les lieux de mes bons moments. Ici, à Mérida, je ne connais personne. Pourquoi être partie ? Pourquoi tant de kilomètres ? Le doute me guette… J’écoute un Cd de Richard Desjardins pis j’ai le goût de pleurer ! Même chose à la seule pensée d’un dimanche au Parc Lafontaine. Mon corps transporte avec lui une foule de sensations liées à ma vie Québécoise. Je me sens loin de la maison…
Un brin de philosophie s’avère nécessaire pour surmonter l’étape du manque. Cette énergie qui se dégage de mon attachement à ma terre, je dois l’utiliser, elle m’habite. C’est la force de mes racines, des réserves de bonheur… toujours accessibles, depuis n’importe quel endroit au monde ! Laisser aller le manque… se laisser bercer par la douceur du voyage… accueillir les nouveaux plaisirs, les découvrir un à un.
Le lait frappé à la papaye. La sieste dans un hamac. Les petites robes et les pantalons paresseux. Les sandales. La douceur de la pluie. Marcher la nuit. La mer à 30 minutes de bus. L’horaire de travail (de 7h30 à 14h30). Les fleurs tropicales. Le petit bar sympatique du centre (La casa de todos, calle 64 por 55, Mérida).